Les Presses de l’Université de Montréal et la Livrerie vous invitent au lancement de Logement : Crises partout, justice nulle part, co-dirigé par Violaine Jolivet et Catherine Héon Cliche.
Cet ouvrage du Collectif de recherche et d’action sur l’habitat (CRACH) propose une analyse interdisciplinaire et comparative de la crise du logement, rassemblant savoirs et stratégies de mobilisations pour le droit au logement et à la ville.
Destiné au milieu universitaire, aux acteurs engagés et au grand public, il met en dialogue des recherches faites dans le Nord global, qui examinent les symptômes de la marchandisation accrue du logement induite par le désengagement des États, la complaisance du politique envers les grandes sociétés de promotion immobilière, la financiarisation et la plateformisation de l’habitat.
En s’appuyant sur l’étude de luttes citoyennes concrètes et en documentant les effets de la gentrification ou de la touristification sur l’habiter, ce livre analyse les enjeux de la transformation d’un droit fondamental en actif financier. Il souhaite plus largement contribuer à une réflexion sur la crise du logement, qui se traduit aujourd’hui par l’augmentation sans précédent des évictions, de l’itinérance et de l’insécurité résidentielle pour des couches toujours plus grandes des sociétés du capitalisme avancé.
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Catherine Héon Cliche est doctorante en travail social à l’Université du Québec à Montréal et titulaire d’une maîtrise en études urbaines. À partir de son expérience en organisation communautaire en comité logement, ses recherches analysent comment les politiques publiques et les cadres institutionnels produisent et maintiennent des inégalités d’accès au logement et à l’habitat.
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Violaine Jolivet est professeure de géographie urbaine à l’Université de Montréal depuis 2012. Son expertise se situe à l’intersection des études urbaines et des études sur les migrations et porte plus particulièrement sur le lien entre mobilités transnationales et production urbaine.
La Coalition du Québec URGENCE Palestine et la Coordination Israël/Territoires palestiniens occupés & Palestine d’Amnistie internationale Canada francophone vous invitent à une conférence :
Le quotidien des Palestinien·nes de Masafer Yatta :
un témoignage de Nihad Ben Salah
📍 Au Centre St-Pierre, salle 200, 1212 rue Panet, Montréal, H2L 2Y7
🕓 Le 17 juin 2026, de 19 h à 21 h
Pour participer à la conférence en présentiel ou par webdiffusion, il suffit de vous inscrire ici.
En octobre-novembre 2025, Nihad Ben Salah a séjourné dans la région de Masafer Yatta, au sud de la Cisjordanie occupée. Sa conférence est un témoignage de la vie des Palestinien.nes sous occupation militaire avec le support de photos et vidéos pris sur place et l’interaction avec les femmes, hommes et enfants des différents villages visités.
Le nettoyage ethnique systématique dans cette région prend différentes formes: incursions quotidiennes dans les villages, destruction des moyens de subsistance (oliviers, cultures) et des infrastructures (écoles, mosquées), arrestations arbitraires et occupation progressive des terres.
Les Palestinien·nes restent résilients. Les terres sont travaillées et les cultures pratiquées suivant le cycle de la nature. Les enfants participent à la vie sur la ferme et vont à l’école. Les jeunes essaient de s’assurer un travail et un avenir sur leur terre malgré une crise de l’emploi qui les plongent encore plus dans la précarité; ils se marient, ils font des enfants. La vie continue malgré l’occupation et la menace constante d’éviction.
La conférence proposera des pistes d’action et sera suivie d’une discussion autour de vos questions.
La revue Première Ligne et la Livrerie vous invitent au lancement de leurs quatrième numéro : Habiter.
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Habiter. Ouvrir la porte. Laisser résonner le mot seul, avant d’y entrer.
Habiter. Un verbe simple, usité : j’habite dans une maison, un appart, un demi-sous-sol, une voiture, nulle part. J’habite sur une rue, dans une ville, dans un pays, sur un continent, sur la Terre, dans l’univers, cette vieille rengaine qui joue dans ma tête – excusez-la – la grosse tête pleine de langage.
Dis donc, Habiter m’habiterait-il ?
Bon, Habiter semble compliqué. Si bien que je ne pourrai en rendre compte que pauvrement. Mais nous avons peut-être une chance. Essayons. Pour ce quatrième numéro de Premières lignes, nous avons abaissé notre loupe sur ce verbe précis : Habiter, à l’infinitif. Nous le voyons comme un sentiment, et l’avons choisi pour son étendue, sa vivacité, et pour ce qu’il irradie du fait de ne pas être conjugué, comme ouvert et prêt à tout.
Habiter. Commençons par ceci : la littérature habite l’espace. D’abord, celui de la page, oui, surface fragile où le texte apparait. Les mots cherchent à exister sur un objet sans être toutefois à l’abri du monde et de ses bouleversements. La poète Lív Maria Róadóttir Jæger, par exemple, confie écrire sur du papier mouillé (2024) pour ouvrir les espaces vulnérables entre littérature et environnement.
Mais les mots possèdent aussi une force autonome, créatrice d’autres espaces. Pour Anne Carson, la littérature instaure « une atmosphère de verre » (1995, p. 2), démultiplie la surface d’un espace en convoquant ses reflets. Les mots sortent de la tête pour y entrer de nouveau ; ce sont les mêmes mots, mais transformés, pétris par l’espace entre deux miroirs, entre deux pages d’un livre.
Habiter, être habité·e : cette formule recèle donc un renvoi infini vers soi-même. Emily Dickinson est dans sa maison à Amherst, Massachusetts, mais sa Maison est aussi en elle : « I
dwell in Possibility / A fairer House than Prose » (poème 466). Dickinson n'a jamais cessé d'écrire le mouvement réfléchissant de son esprit. Un enchâssement spatial a lieu qui n’a rien d’hermétique, et tout de paradoxal : le dedans se jette vers le dehors qu’il contient – mais
👉 Quoi: Rage climatique fera un double lancement, soit d'une version mise à jour de son zine portant sur l'actualité des luttes autochtones en cours ainsi que de son journal La foresterie, kossa donne? Bloquons Domtar! Le journal portera sur le régime forestier au soi-disant Québec ainsi que sur Domtar. Il permettra de saisir la nature coloniale de ce régime et de déconstruire le greenwashing et le redwashing polluant les discours actuels des acteurs-rices économiques et politiques. Lors de la soirée, une gardienne du territoire, sans qui le nouveau zine n'aurait pu être écrit, prendra la parole. Des personnes ayant contribué à l'élaboration du journal prendront interviendront aussi pour présenter leur article.
Domtar détient un quasi-monopole dans la foresterie au soi-disant Canada. Cette multinationale se trouve à l'origine de divers scandales, notamment en lien avec la violation des droits des peuples autochtones, et ce, dans diverses régions du monde. Au soi-disant Québec, notamment, ses activités se font sur des territoires autochtones qui n'ont jamais été cédés. Face à la lutte de l'Alliance MAMO (regroupant les Gardien·nes du Neihirowisi Aski, du Nitassinan et du Ndakina) contre le régime forestier colonial actuel et aux blocages forestiers, Domtar tente de leur mettre les bâtons dans les roues. Tant qu'il y aura de la résistance, ses efforts demeureront vains!
Depuis les premiers jours de 2026, de nombreux actes de guerre commis par les États-Unis et Israël ébranlent l’ordre mondial et font tomber les derniers gardes-fous contre la loi du plus fort. De l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro aux sanctions imposées à Cuba en passant par les attaques contre l'Iran, la position de la majorité des pays occidentaux, y compris le Canada, a été marquée par une forme de consentement tacite ou explicite, voire un alignement avec les objectifs de ces agressions.
Quels motifs géopolitiques profonds sont à l’œuvre derrière cette nouvelle phase de l'impérialisme étasunien?
Quelles logiques politiques, culturelles, idéologiques contribuent à fabriquer le consentement explicite ou tacite à cette violence décomplexée, en particulier dans les États qui s'en rendent complices?
Quelles sont les forces qui œuvrent activement à la défaite de l’impérialisme? Comment parler des États qui résistent? Et quelles voies peut emprunter une résistance véritablement internationaliste face à la disproportion du pouvoir déployé?
Dans ce webinaire qui s'inscrit dans le prolongement de notre événement intitulé «Gaza: de la faillite globale au devoir d'humanité», nous tenterons de répondre à ces questions avec :
Benjamin Bürbaumer, économiste et maître de conférences à Sciences Po Bordeaux, spécialiste de la mondialisation et de l'économie politique internationale. Il est l'auteur de Chine/États-Unis. Le capitalisme contre la mondialisation (La Découverte, 2025);
Stathis Kouvélakis, chercheur indépendant en philosophie et militant notamment au sein de la France insoumise. Il a enseigné au King's College de Londres de 2002 à 2020. Il est également membre de la rédaction de la revue Contretemps;
Françoise Vergès, politologue et autrice féministe décoloniale. Elle a entre autres publié Une théorie féministe de la violence. Pour une politique antiraciste de la protection (La Fabrique, 2020) et Un féminisme décolonial (La Fabrique, 2019);